Introduction : Cette étude a pour objectif d'évaluer les facteurs de risque socio-démographiques et cliniques associés à la mortalité due au paludisme sévère chez les enfants, une problématique prévalente dans les zones endémiques.
Méthodes : Une analyse rétrospective a été réalisée sur des données cliniques et démographiques concernant des enfants atteints de paludisme sévère. Les variables examinées incluent l’âge, le sexe, le type de milieu de vie, la distance à l’hôpital ainsi que les comorbidités cliniques et les réponses aux traitements. Résultats : La mortalité observée varie selon les groupes d’âge, affichant un taux de décès de 19,7 % chez les enfants âgés de moins de 11 mois et de 54,4 % chez ceux entre 12 et 59 mois. Le sexe masculin et une résidence en milieu urbain sont corrélés à une meilleure survie. Une distance inférieure ou égale à 5 km de l'hôpital favorise également la survie. De plus, des comorbidités telles que les infections bactériennes et le VIH/SIDA, associées à des troubles comme l'anémie et des manifestations neurologiques, augmentent significativement le risque de mortalité. La résistance aux traitements antipaludéens est par ailleurs identifiée comme un facteur aggravant. Discussion : Ces résultats soulignent la nécessité d’orienter les interventions vers les enfants présentant un risque élevé, notamment ceux avec co-infections et complications cliniques graves. Des politiques efficaces de prévention ainsi qu'un meilleur accès aux soins appropriés pourraient contribuer à réduire davantage la mortalité liée au paludisme.